Enchaînée

Tout est une question de perception, même l’amour…

Comment on se perçoit soi-même, comment les autres nous perçoivent : rien n’est plus subjectif que ce sentiment de connaître l’autre. Chacun se base sur des critères filtrés pour établir sa base de connaissance. Une rencontre, un échange, une expérience, un regard et on arrive malgré nous à des conclusions souvent erronées.

Par exemple, penses-tu me connaître? Serais-tu certain de tes perceptions et de tes conclusions? Je te pose la question et en même temps je rigole, parce que je t’ai si souvent écrit avec mes tripes sur la table que tu en sais sur moi plus que la totalité des humains sur cette Terre. Mais en même temps, est-ce que mes cris du coeur t’ont permis de me connaître vraiment? Pourrais-tu dresser un portrait de moi qui se rapprocherait de la réalité? Est-ce que je me reconnaîtrais si je t’entendais me décrire sans savoir que c’est de moi que tu parles?

Je te pose la question parce que je ne pourrais pas te décrire suffisamment pour que tes proches et amis te reconnaissent, ni même toi d’ailleurs. J’ai eu si peu de temps pour te connaître, si peu de temps pour gratter sous la surface.

Le Soleil que j’ai en tête n’a finalement pas grand-chose à voir avec toi. Mon Soleil ne voudrait pas me faire du mal, il est sincère et il m’aime pour vrai. Il rayonne tellement! Il dégage l’assurance et la solidité, il m’apaise et me remplit de sérénité. Je sais que c’est drôle d’associer sérénité et amour, mais c’est vraiment comment je me sentais avec toi à l’époque où on se voyait. Calme, en paix, certaine à 100 % d’être exactement où je devais être, certaine à 150% que tu m’aimais autant.

C’est pour ça que je ne me suis jamais sentie coupable par rapport à elle. Ce que je ressentais était juste trop en harmonie avec mon idéal pour que je remette en question la légitimité de notre lien. Personne avant toi ne m’avait fait ressentir autant de plénitude, personne ne m’avait autant donné l’impression d’être sur mon X pour la première fois de ma vie.

Et c’était juste trop beau pour être vrai. Mon sentiment reposait sur rien, sur de l’air, sur un mirage. Tu n’existes pas. Je t’ai inventé…

C’est ce mirage qui me lie encore à toi, tel une chaîne en fer autour de ma gorge qui me retient là où je n’ai plus de raison de rester. Je suis convaincue qu’un jour je trouverai la force de détruire cette chaîne une fois pour toutes. Mais je n’y suis toujours pas arrivée, simplement parce que je n’essaie pas vraiment. Je résiste, au cas où, naïve que je suis!

Oh, j’ai fait des pas dans la bonne direction, c’est clair. Ça fait plusieurs mois que je ne te tends plus la main, que je résiste à tes publications, que je réussis parfois même à ne plus penser à toi.

Quand j’ai la tête occupée, j’y arrive.

C’est quand ma tête n’est pas submergée par un travail ou un échange que je reviens inexorablement vers toi. Mes moments 100% Soleil sont quand je me couche, quand je me douche et quand je me touche! Il y a comme un concept ici qui se dessine…

Quand je me couche, tu es toujours, toujours, toujours là. Il m’arrive parfois de volontairement aller me coucher plus tôt juste parce que je sais que je vais te retrouver. Je te parle, j’imagine que tu es couché dans mon dos, un bras autour de moi, et je finis par m’endormir au rythme de ton prénom qui tourne en boucle dans ma tête. On pourrait dire que tu es mon somnifère préféré!

Dans la douche, fouille-moi pourquoi je pense à toi, mais c’est immanquable tant que je me lave les cheveux, je pense à toi à 100%. Pour quand je me touche, je vais me garder une petite gêne…

Je ferme les yeux dans les trois cas, ça doit ça être le déclencheur. Fermer les yeux = me connecter direct à toi. Donc, si je comprends bien, pour briser la chaîne et ne plus penser à toi, il faudrait que j’évite de fermer les yeux…

Le défi est impossible… alors, je tourne en rond les deux yeux bien ouverts… agrippée à ma chaîne comme si sans elle, sans toi, je n’existais pas.

Publié par Miss Taire

J’ai plongé dans un trou noir en 2011. Depuis, je cherche le chemin du retour. Le voyage n’est pas plaisant, il est interminable et sans grand espoir. Mais je m’accroche.

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