Ça m'échappe complètement

J’accepte de de rien pouvoir changer au passé, à mes réactions, à mes émotions ou au temps incalculable que j’ai consacré à penser à toi/nous. En même temps, j’essaie de croire que je peux changer mon présent et mon avenir simplement en le voulant vraiment. Je le veux vraiment. pourtant rien n’arrive, rien ne se passe, rien ne change. Je suis rendue Maître de l’immobilisme absolu.

Je reste prise dans le souvenir d’un peut-être qui était si beau qu’il rend tous les autres petits et pâles. Comme si je m’étais convaincue que tous les autres peut-être que je pourrais tenter sont voués à l’échec, qu’ils ne valent même pas la peine que j’essaie.

L’écho de ton peut-être écrase le vacarme de tous les autres.

Image par Dimitris Vetsikas de Pixabay

Je ne comprends quand même pas pourquoi je reste là. Pourquoi, malgré toutes mes prétentions du contraire, je continue de t’attendre. Il n’y a rien à attendre, je le sais depuis longtemps déjà. Mais je reste là, à écarter les peut-être avant même qu’ils prennent naissance.

Même si je m’examinais au microscope pour tenter de trouver la molécule prouvant la réalité de mes sentiments (si seulement ça pouvait se prouver chimiquement ou par l’ADN!), rien ne peut expliquer que je ressente encore quoi que ce soit de positif envers toi. Je devrais tellement t’en vouloir, et pourtant…

Je ne suis pas en colère. Je l’ai été occasionnellement, pendant de courtes périodes, – après tout je ne suis pas faite en bois -, mais je ne le reste jamais longtemps. Je n’ai pas la faculté d’entretenir le ressentiment et la colère, ces sentiments m’échappent complètement. C’est pas que je voudrais brûler de colère, mais cette rage que j’entends ou que je lis dans le discours public semble être normale chez les gens blessés profondément comme je le suis. Elle est même un moteur ou une motivation de première importance pour atteindre un but à en croire certains. Saine, presque.

Je suis profondément blessée, mais je ne fais pas dans la colère. Je fais dans la tristesse…

La tristesse de plein de choses.

Celle, amère, de m’être fait avoir alors que j’étais de si bonne foi et que j’y ai cru si fort.

Celle, aussi profonde qu’un puits sans fond, provenant du sentiment qu’il me manque une part de moi, comme si je fonctionnais avec 60% de mes morceaux.

Celle plus grave, résignée, de me voir vieillir seule, triste, vide.

J’aimerais mieux être en colère.

Non, je ne suis pas très gaie dans mes pensées. Et je ne vois pas d’éclaircie à l’horizon. Faut dire que la saison d’hiver n’aide pas à me bâtir un moral, le manque de lumière m’affecte beaucoup, au sens propre comme au figuré, mon Sunshine.

Image par Jill Wellington de Pixabay

Publié par Miss Taire

J’ai plongé dans un trou noir en 2011. Depuis, je cherche le chemin du retour. Le voyage n’est pas plaisant, il est interminable et sans grand espoir. Mais je m’accroche.

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